Amin Maalouf

Le Périple de Baldassare m’a accompagné tout l’été. Disons plutôt que j’ai accompagné lentement mais assidument Embriaco Baldassare dans son périple, de Gibelet en Orient jusqu’à Gênes, avec des tours et des dérives qui passaient par Tanger , Amsterdam, Londres. Sur mon banc de bois, je m’endormais avec lui, tantôt dans des palais luxueux de riches commerçants, tantôt dans des cales noires suintantes puantes de bateaux humides en quarantaine. Les soirées sont de plus en plus fraiches et il est temps de rendre le livre du Centième Nom du Prophète. Sans l’avoir compris, avec les yeux qui s’obscurcissent à chaque nouvelle tentative, mais maintenant on s’en fout . On sait qu’on s’en fout tous les deux. De leurs prophéties, du centième nom, il peut bien s’appeler Roger, Iznogoud ou Rashomon s’il veut. Je me demande simplement à quoi bon avoir soutenu ce bon vieil Embriaco , main sur son front quand il vomissait tout son 4 heures par dessus bord. J’ai tremblé avec lui quand la main de Marta tenait la sienne sous les draps.. Mon sang s’est figé quand j’ai su, comme lui , avant lui qu’elle resterait avec ce mari disparu, retrouvé, affronté. Si les femmes préfèrent les brigands, avides de sang, édentés, qui pue de la gueule, faudra t il demain que je m’arrache quelques chicots ? demain !

Le Périple de Baldassare m’a accompagné tout l’été. Disons plutôt que j’ai accompagné lentement mais assidument Embriaco Baldassare dans son périple, de Gibelet en Orient jusqu’à Gênes, avec des tours et des dérives qui passaient par Tanger , Amsterdam, Londres. Sur mon banc de bois, je m’endormais avec lui, tantôt dans des palais luxueux de riches commerçants, tantôt dans des cales noires suintantes puantes de bateaux humides en quarantaine. Les soirées sont de plus en plus fraiches et il est temps de rendre le livre du Centième Nom du Prophète. Sans l’avoir compris, avec les yeux qui s’obscurcissent à chaque nouvelle tentative, mais maintenant on s’en fout . On sait qu’on s’en fout tous les deux. De leurs prophéties, du centième nom, il peut bien s’appeler Roger, Iznogoud ou Rashomon s’il veut. Je me demande simplement à quoi bon avoir soutenu ce bon vieil Embriaco , main sur son front quand il vomissait tout son 4 heures par dessus bord. J’ai tremblé avec lui quand la main de Marta tenait la sienne sous les draps.. Mon sang s’est figé quand j’ai su, comme lui , avant lui qu’elle resterait avec ce mari disparu, retrouvé, affronté. Si les femmes préfèrent les brigands, avides de sang, édentés, qui pue de la gueule, faudra t il demain que je m’arrache quelques chicots ? demain !

8 Comments:
Vous devriez lire Panaït Istrati pour accompagner l'automne... Des brigands édentés, des voyages en bateau et des auberges suintantes.
jo_in_paris@hotmail.fr
Belle critique mademoiselle, qui donne envie d'accomplir le périple... et comme je me suis dit plusieurs fois qu'il fallait que je lise A. Maalouf ...encore merci.
Merci Jo pour le conseil, je ne connais pas mais ne demande qu'à ...
Pema : Je suis un brigand , et pas une brigande.... O'loloss, à prononcer à la grecque , comme les champignons....
les limites de la virtualité, les libertés que prend notre pensée, j'ai été trompée par le premier post, Armelle... je croyais que tu te présentais... alors, qu'elle effet ça fait d'être "prise" pour une autre?
gogo lire NARUTO
Coucou !
Je suis passée voir le travail accompli...
T'as bien travaillé...Et finallement la chaise avec le drap que j'ai tant critiqué elle est bien.
ses oeuvres complètes viennent de paraître chez phébus
jo
PS. Tu es parisienne ?
à Pema et Jo :
amusant d'etre pris pour une autre. Presque flatteur si vous avez pris le premier post pour une présentation.
A propos , de Maalouf, SAmarkand m'avait aussi enchanté avec sa vision d'un orient sensuel, éclairé et confronté à la montée d'n intégrisme barbare.... comme Omar Khayyam , j'ai envie ce matin , de figues et de vin
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