dimanche, janvier 28, 2007

3 heures en Suisse.





Certes la place Jean Percolat (emprisonné et torturé sur l’ordre de Jean de Savoie, évêque), la place Boivin, la rue du Mont Blanc ressemblent bien à leurs propres noms, austères et protestants. Certes, les vitrines d’ horlogers , lourdes de montres immondes , tout comme les hôtels silencieux , verre fumé , bunker 4 étoiles double vitrage ont l’air de banques austères qui ont l’air de prisons, qui ont l’air de tombeaux qui manquent sérieusement d’air (mais là , c’est normal ). Certes, les chopes de bières, petits chapeaux d’étain, blasons en relief terre cuite couleurs criardes n’ont pas encore fondu.
Je me demande quand même en cet après midi de Janvier radieux si c’est une conséquence de la dérive des continents ou un effet du réchauffement de la planète, mais cette jeune femme au bout de la jetée, assise, emmitouflée, jolie, qui lit son journal, oui, c’est bien un pétard, qu’elle tient élégamment au bout des doigts. Ces deux garçons qui s’effleurent du bout des doigts en marchant sur la promenade familiale, se prennent finalement sans gêne, ni pudeur bras dessus, bras dessous avec des rires sonores et communicatifs. Une skateuse, en compétition avec un cycliste qui slalome, touché piquet, entre deux mamies courroucées, Genève cet après midi est méditerranéenne.
2eme Classe.



Pas plus mal assis finalement en 2eme classe TGV. Moins avachi, c’est mieux pour le dos.
Mais pourquoi donc cette lumière aveuglante de poulet de batterie à 6H30 du matin. Des watts et du stress pour les foules laborieuses, imper élimés.
Lumière tamisée, de la ouate et du strass pour les ventrus première classe blackberrisés, manteaux de cachemire, chaussettes de soie.

dimanche, janvier 21, 2007




Mes jambes en Suisse.

Gel Contre joue.



Une noix de gel froid sur ma main alors que j’attendais l’onctuosité de la mousse blanche au parfum de savon. Projetée, crachée par le propulseur, elle a giclé. Elle brille sur mes doigts étonnés, ambre marine. Je lui en veux, mais elle est là, placide, tout sauf acide. Une grosse pression sur le gicleur pour cette virgule flasque, brillante et livide. J’essaie un contact sur la joue qui se rétracte, qu’est ce que c’est que ca ? Mouvement des doigts qui ondoient. Pas de dégout mais une gêne, j’ai honte pour elle. Elle se débine , glisse, se liquéfie avant que oh !.... chimie des poils , polymère courage en catalyseur, la mousse s’accroche et s’émulsifie. Elle gonfle, s’expanse et se répand. Blanche avalanche qui envahit les narines. La lame de rasoir en chasse neige qui déjoue les pièges d’un relief aiguisé pousse de généreux congères sur une peau apprivoisée.

lundi, novembre 13, 2006


Mes arts ménagers





Carcasse fendue, tuyauterie strappée , raccommodée , couleurs passées, il a bien fallu le changer , le petit Glénan à roulette, pas une marque , mais joli logo quand même, vaguement ondulé , aspirant sous-marque , aspirateur qui sue , qui souffle , sans sac , cent sacs , un peu moins , au rebut, au revoir , remplacé par une Turbine , jaune , plastique qui sent le neuf , fière allure , bof …. nouveauté, tendance high toc , vu sur M6 , réacteur breveté Boeing, principe de la tornade qui pulvérise miette, puces , arachnides, la paille et le grain en un taboulé noirâtre sur la paroi du casque monobloc. Œil de cyclone dans la coquille moulée . Il fait un bruit d’enfer …Je maitrise l’engin entre les 4 coins cardinaux du tapis d’Orient , un typhon apprivoisé, du bout des doigts , un nuage noir sous le front .

dimanche, octobre 29, 2006

M'etouffes

Mais qu'est ce que fait Karol sur ma terrasse ?
Médrok qui joue avec mes jouets.
Je ramasse les mégots dans la gouttière.
Si m'étouffais du sang partout.

Rond comme une queue de pelle,
A plat ventre , plutot.
Reptation inepte dans le caniveau
Je me casse, je me vautre.

vendredi, octobre 20, 2006

Amin Maalouf




Le Périple de Baldassare m’a accompagné tout l’été. Disons plutôt que j’ai accompagné lentement mais assidument Embriaco Baldassare dans son périple, de Gibelet en Orient jusqu’à Gênes, avec des tours et des dérives qui passaient par Tanger , Amsterdam, Londres. Sur mon banc de bois, je m’endormais avec lui, tantôt dans des palais luxueux de riches commerçants, tantôt dans des cales noires suintantes puantes de bateaux humides en quarantaine. Les soirées sont de plus en plus fraiches et il est temps de rendre le livre du Centième Nom du Prophète. Sans l’avoir compris, avec les yeux qui s’obscurcissent à chaque nouvelle tentative, mais maintenant on s’en fout . On sait qu’on s’en fout tous les deux. De leurs prophéties, du centième nom, il peut bien s’appeler Roger, Iznogoud ou Rashomon s’il veut. Je me demande simplement à quoi bon avoir soutenu ce bon vieil Embriaco , main sur son front quand il vomissait tout son 4 heures par dessus bord. J’ai tremblé avec lui quand la main de Marta tenait la sienne sous les draps.. Mon sang s’est figé quand j’ai su, comme lui , avant lui qu’elle resterait avec ce mari disparu, retrouvé, affronté. Si les femmes préfèrent les brigands, avides de sang, édentés, qui pue de la gueule, faudra t il demain que je m’arrache quelques chicots ? demain !

dimanche, octobre 15, 2006

Crêpe et Cuir


Les lettres rouges au dessus du rideau de fer résonnent curieusement dans ma tête. « Crêpe et Cuir ». Nous ne sommes pourtant pas rue de la Gaieté ni dans quelconque quartier chaud où des demoiselles en Bigouden auraient trouvé un concept original et dans le ton, rouge. Rouge, mais pas à cause de la confiture de fraise. Non, je suis simplement dans mon quartier, juste à la périphérie des rues dont l’ai l’habitude, à la recherche d’une boulangerie ouverte. Crêpe et Cuir, j’ai du mal à m’y faire mais l’idée me séduit. J’essaie d’imaginer des serveuses corsetées et lacées de cuir. Hanches rebondies, elles servent avec ferveur les spécialités de la maison, crêpes au gingembre ou galette de clous, un liquide jaune, acre et acide dans des bols à liseré rouge. Non ce n’est pas du cidre ! Non ! Des serveuses en bigouden de cuir, dentelle de Mords-Lez dans une ambiance feutrée où le chuchotement des conversations est zébré de claquement de fouets, secs brefs et réguliers. Pour le digestif, dans des alcôves où la patronne vous retrouve pour quelques coups de fouet en friandise, vous regrettez déjà de ne pas avoir choisi un couscous, comme d’habitude. « Crêpe et Cuir » ?

J’ai enfin trouvé une boulangerie. Les croissants à la main, je remonte l’escalier. C’est en ouvrant la porte que je réalise, « Crêpe et Cuir », je suis juste passé devant la vitrine du tout nouveau cordonnier.

samedi, octobre 14, 2006

Les "Coachs en Séduction " font de la retape sur Internet

Mais pourquoi pas ?

D'ailleurs vive les nouveaux petits métiers,

Manager de Sex appeal ?
Fournisseur de mots d'esprit ?
Chirurgien spécialisé dans la greffe de culture générale ?
Serrurier d'entre cuisse ?
Ambianceur de cour d'Appel (merci Johann Rock )
Epicier des sentiments ... J'en ai un peu plus ... je vous le laisse ?

Vous en voyez d'autres ?